Saint-Philippe, le 28/01/2026
À l’occasion de la séance du conseil municipal du mardi 27 janvier, je souhaite apporter des précisions et rappeler les faits concernant les débats intervenus autour de l’affaire n°7, relative à l’attribution d’une subvention au Festival Même Pas Peur.
Lors de cette séance, deux membres de l’opposition ont pris la parole :
Monsieur Joël Damour, ancien membre de la majorité municipale, qui a fait le choix de se présenter aux prochaines élections municipales — un droit qui relève de sa liberté la plus absolue ;
Monsieur Wilfrid Bertile, conseiller régional et membre de l’opposition municipale.
Tous deux ont exprimé leur opinion en dénonçant, selon eux, le montant de la subvention accordée à l’association porteuse du Festival Même Pas Peur.
À la suite de leurs interventions, Monsieur Jackie Fiarda, adjoint aux affaires scolaires, a apporté des réponses claires et circonstanciées à leurs interrogations. Il a rappelé que le Festival Même Pas Peur est devenu, depuis sa création en 2011, un événement cinématographique majeur, dont la renommée dépasse largement les frontières réunionnaises et nationales. Ce festival implique chaque année des milliers d’enfants (soit 16 000 depuis sa création), mobilise une organisation d’envergure et demeure entièrement gratuit pour le public.
L’ampleur de cette manifestation et les exigences de son organisation justifient pleinement l’attribution de la subvention de 30 000 euros.
Monsieur Bertile a par ailleurs déploré que cette subvention soit supérieure à celle attribuée à la Fête du Vacoa, manifestation phare de la commune. Ce raisonnement traduit une méconnaissance manifeste du fonctionnement de cet événement, lequel ne bénéficie d’aucune subvention à proprement parler, étant directement porté par la régie municipale. Cette confusion illustre, une fois encore, une approche parcellaire et opportuniste des affaires communales, caractéristique d’une politique creuse et déconnectée des réalités locales.
Les deux membres de l’opposition ayant obtenu les réponses à leurs questions, et afin d’éviter que les échanges ne s’éternisent inutilement et ne se transforment en tribune politicienne et électorale, comme cela semblait être leur intention, j’ai pris, en ma qualité de détenteur de la police de l’assemblée, la décision de mettre un terme à ce débat devenu stérile.
Monsieur Bertile, dans une posture plus théâtrale que constructive, s’en est offusqué en quittant la séance avant de diffuser un communiqué dénonçant une prétendue atteinte à la démocratie et au règlement intérieur, monsieur Damour quant à lui est resté pour la suite des débats.
Je rappelle à cette opposition, manifestement peu au fait du fonctionnement de sa collectivité, que l’article 13 du règlement intérieur du conseil municipal stipule clairement :
« La parole est accordée par le maire aux membres du conseil municipal qui le demandent. Passé cinq minutes d’intervention, le maire peut interrompre l’orateur et l’inviter à conclure brièvement. »
Il y a un temps et un lieu pour chaque chose. Le débat électoral doit s’exprimer dans les cadres et canaux reconnus à cet effet.
L’avenir de notre commune, le bien-être et l’épanouissement de ses habitants méritent des échanges sérieux, sincères, éclairés, et non des agitations polémiques, stériles et ignorantes, aux allures de propagande, dont l’unique objectif est d’exister politiquement coûte que coûte.
Olivier Rivière
Maire de Saint-Philippe




